Après 31 années à l’Auberge Madeleine dont 23 passées à la direction, Micheline Cyr prend sa retraite.

Retour sur un parcours fait d’engagement et de rigueur. En plus de cumuler les succès académiques, Micheline est une étudiante socialement engagée. À la fin d’une maîtrise en biologie moléculaire, elle relève le défi de faire un doctorat en sociologie du travail. C’est au cours de ce doctorat qu’elle opère un tournant majeur dans sa vie et décide de s’engager envers les femmes en difficulté. D’abord intervenante de nuit à en 1987, elle devient coordonnatrice en 1989 puis directrice générale en 1995.

Très préoccupée par les violences faites aux femmes, dont celles en situation d’itinérance, Micheline a développé une intervention féministe souple, faite d’ouverture, de sensibilité et de respect pour les différents parcours de vie et promeut les savoirs partagés entre les intervenantes et les résidantes de l’Auberge.

Elle favorise la collaboration avec des chercheures universitaires et participe activement à des projets collectifs visant à donner la parole aux femmes. Porte-parole engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes, elle œuvre à faire connaître les multiples facettes de l’itinérance au féminin. Son expertise est reconnue et respectée tant au niveau régional que provincial.

À la fin l’année de 2010, afin de toujours mieux répondre à la situation des femmes, l’Auberge Madeleine, sous l’impulsion de sa directrice, a acquis une nouvelle résidence permettant d’offrir 26 places et d’offrir une chambre individuelle depuis l’automne 2014.

Pour toutes les femmes qui ont fréquenté l’Auberge Madeleine, Micheline Cyr s’est assuré que la maison soit plus qu’un toit; qu’elle garde à l’abri de la faim, de la peur, du froid, de la violence et de la solitude.

Elle laisse un héritage solide et nous l’en remercions sincèrement.

D’une voix unie, nous souhaitons bonne route à la belle femme qu’elle est.

Le CA et l’équipe de l’Auberge